Franck Girard, nouveau président de la communauté de communes du massif du Vercors.

Le nouveau président de la communauté de communes du massif du Vercors, Franck Girard, Maire de St Nizier, a affiché ses intentions mardi soir (13 décembre 2017).

Ce qu’il faut en retenir:

– engagement à travailler dans le consensus et la concertation avec les élus
– poursuite du travail entamé sur les délégations de compétence
– mise en place d’une cellule nouvelle sur le développement économique
– création d’une commission sur le thème des fusions avec mise en place de sous commissions ouvertes à des non élus communautaires
– mise en place d’une information et concertation avec la population dès janvier 2017
– mise en place d’une étude d’impact sur 5 scenari de fusion des intercommunalités à savoir:

1° CCMV seule
2° CCMV + CCV (La Chapelle) + CCPR (St Jean en Royans)
3° CCMV + CCV + CCPR + Sud Grésivaudan (Communauté de communes Bourne Isère CCBI, St Marcellin, Vinay)
4° CCMV + Métropole Grenoble
5° CCMV + CCV + CCPR + 3 communes de la CCBI (Pont-en-Royans, Rencurel,?)

L’étude d’impact concerne la fiscalité, la gouvernance, l’économie, le développement territorial et les conséquences sur le Parc du Vercors.

 Précision Le Balcon d’en face… Pourquoi mesurer l’impact sur le Parc du Vercors?
 Le Parc du Vercors révise sa charte de développement en 2020. Cette charte pourrait avoir un chapitre individualisé valant  SCOT (schéma d’organisation territoriale) sur une partie de son territoire (CCV, CCPR et CCMV).  La CCMV pourrait placer son PLUI (plan local d’urbanisme intercommunal) sous cette valeur SCOT obtenue par le Parc.

Sinon, notre PLUI sera sous le SCOT Région Urbaine de Grenoble (RUG). Il faut donc mesurer l’impact de toute sortie de la CCV ou CCPR vers le Sud Grésivaudan (si ces territoires prévoient de rejoindre le Sud Grésivaudan avant 2020). Ces communautés de communes  seraient alors rattachées directement au Scot de la RUG et donc  gérées  hors du périmètre du Parc du Vercors.

Cela rendrait  caduque la valeur SCOT du Parc qui aura perdu trop de territoire.


A l’issue d’un vote à bulletin secret, Franck Girard a été élu par 15 voix sur 26.
Ce résultat montre clairement que le consensus sera difficile. Rappelons que Pierre Buisson a démissionné pour diverses raisons dont l’absence de consensus sur les sujets majeurs de notre intercommunalité.
Véronique Beaudoing a demandé explicitement que les élus communautaires soient impliqués dans le travail et la réflexion sur les grands dossiers. Elle a interpelé le conseil sur la recherche vaine d’un consensus « on sait que l’unanimité existe rarement sur les dossiers majeurs, ne sacrifiez pas l’avis de la majorité au consensus« .
Franck Girard a le courage de reprendre la présidence de la CCMV dans un contexte lourd. Il a le mérite de vouloir mettre en place une méthode qui peut rassembler et nous faire avancer. Espérons que les blocages de quelques uns ne feront pas perdre à Franck sa motivation.
Prochain conseil communautaire vendredi 16 décembre 2016 à 14h30.
Image GoogleMap.

Une réflexion au sujet de « Franck Girard, nouveau président de la communauté de communes du massif du Vercors. »

  1. Plusieurs questions viennent à l’esprit à la lecture de cet article:

    Dans quel délai l’étude peut elle être mise en place et à quelle échéance les résultats seront ils connus pour que la CCMV acte une fusion possible avec les uns ou les autres des territoires voisins?

    Dans le cadre CCMV seule, oui mais pour combien de temps?

    Dans le cadre CCMV+CCPR+CCV, un énorme travail a déjà été fait. Ne s’agirait-il pas aujourd’hui de simplement en prendre connaissance et de recréer un lien de confiance avec ces territoires [ce territoire Royans Vercors qui ne fait plus qu’un au 1er janvier 2017]
    Le cadre précédent + Sud Grésivaudan semble important à considérer étant données les positions actuelles de la « future ex CCPR »

    CCMV + Métro? Une réelle opportunité pour le territoire? Il faudra aller contre l’avis prépondérant des habitants.

    Quant à la possibilité de réaliser le projet initial avec les 3 communes de la CCBI qui, rappelons-le, sont attachées au Sud Grésivaudan au 1er janvier et n’ont plus eu de porte de sortie depuis la motion de la CCMV début 2016, encore faudrait-il les consulter…

    Enfin la question de SCOT : la CCMV a-t-elle une dérogation pour ne pas rejoindre de SCOT au 1er Janvier 2017? Peut elle attendre 2020 et subir les décisions des autres collectivités?

    Alors que la CCMV avait fait une proposition de fusion en 2018, tout cela semble plutôt reporté en 2020 (charte du PNRV, nouvelles élections municipales)

    Bref la question du périmètre du territoire reste en suspend, alors que, en 2015, une proposition historique des 2 préfets de l’Isère et de la Drôme, offrait la possibilité de créer un territoire rural-montagnard avec certes quelques disparités mais une surtout une cohérence et la possibilité de garder une gouvernance politique interne pour avancer ensemble et créer « ce morceau de Vercors » de demain pour nos enfants.

    Le PLUI avait valeur SCOT tant que la CCMV était dans une dynamique d’élargissement de son périmètre, aujourd’hui, peu de probabilité pour que la prochaine charte du parc puisse valoir SCOT ou alors il va falloir, dès aujourd’hui, actionner de réelles négociations politiques avec beaucoup de diplomatie.

    Aujourd’hui, malgré toutes les études qui pourraient être menées, on se rend bien compte que la CCMV est inexorablement liée aux choix de ses voisins et n’est plus vraiment maître de son destin. Quel dommage!

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