Le point sur le projet de golf à Villard de Lans.


Pour alimenter la réflexion de chacun et peser le poids d’une telle décision (mais aussi les conséquences d’un tel investissement) nous vous livrons nos réflexions ainsi que des données chiffrées et commentaires extraits de documents récents édités par la Fédération Française de Golf.
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• Après une forte croissance, le nombre des licenciés marque une stagnation sur la période 2009/2013 (+1%). Plus marquant encore est la baisse de 2% des licenciés sur la seule année 2013 par rapport à 2012, soit 9000 licenciés de moins (FFG). Dans un contexte économique fortement dégradé, le marché n’est pas porteur.

• Un grand nombre de golfs (382) a été crééx sur la période 1985/1995.  Beaucoup ont subi des pertes d’exploitation significatives. Ils avaient ignoré la nécessité de répondre à une demande de proximité.  « Il faut veiller à ne pas reproduire les erreurs du passé (FFG) »

• Le golf attire toutes les populations locales pourvu qu’elles soient proches et situées à moins de 20 minutes de son implantation (FFG).

• La demande actuelle est fondée sur une attente de sport loisir vert, de nature, pouvant se pratiquer rapidement, en famille et entre amis (FFG):

o Golf plus proche
o Golf moins cher
o Golf pouvant se jouer plus rapidement et plus facile.

L’équilibre d’exploitation (hors investissement) après une période de 5 à 10 ans est un objectif réaliste si le programme est bien ajusté à la demande (FFG).  Pendant ces années l’exploitation sera déficitaire et les pertes resteront à la charge de l’investisseur (Commune, CCMV…)

La région grenobloise est déjà fortement dotée de parcours golfiques. Sur les 70 golfs implantés en région Rhône-Alpes, 8 le sont en Isère dont 5 dans la seule région grenobloise (dont un à Corrençon, juste à côté, rappelons-le) auxquels nous pouvons aussi rattacher celui de La Chapelle en Vercors, voire ceux des 2 Alpes et de l’Alpe d’Huez (source Golf Magazine).

Quel est le coût d’un tel investissement ?

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Doit encore être évalué l’arrosage de cet équipement. Extraits de la charte nationale « golf et environnement » nous notons :

• La consommation d’eau moyenne, par tranche de 9 trous (toute origine de l’eau confondue) est de 26.000 m3 / an.

10% des golfs ont recours à l’eau potable. La consommation moyenne est de 19.000 m3 / an par tranche de 9 trous soit l’équivalent de la consommation d’eau potable d’une commune de 350 habitants.

Pour toutes ces raisons, la création d’un deuxième parcours de golf à 10 kms de celui de Corrençon et à 45’ au mieux de Grenoble parait bien inappropriée au contexte socio-économique. Le souhait de faire du Vercors une « destination golfique » (comme le Portugal, le Maroc etc.….) relève de l’utopie. Il n’a guère de sens si l’on prend en compte l’ensoleillement, la saisonnalité qui limite la pratique à 6/7 mois dans l’année, diminuant de fait les rentrées d’argent (FFG) et accentuant ainsi le déficit d’exploitation.

Ce projet conséquent, qui ne figure pas dans le programme de la Municipalité, ne répond ni à l’intérêt, ni à la demande, ni au souhait de l’immense majorité des Villardiens et leur adhésion devra être obtenue par voie consultative. Elle relève de la démarche citoyenne que nous défendons. Mais ceci est un autre débat.

Voir aussi: « Qu’est-ce qui va arriver à Bois Barbu ?« 

Une réflexion au sujet de « Le point sur le projet de golf à Villard de Lans. »

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